01 avr. 2006

Le commissariat dit NON !... et fait des globules

Plus personne aujourd'hui n'ose le contester, la France va mal, la France est au bout de ses possibilités, la France est foutue.
Plus personne ? Non ! La sinistrose ne passera pas. En tout cas, pas par le commissariat. Au moment où ce cher et vieux pays hésite entre s'engager dans un avenir par définition incertain et s'abîmer dans un immobilisme en revanche mortel à coup sûr, au moment où le  capitalisme apatride se réjouit de voir nos valeurs universelles au fond du trou, au moment où le parti de l'étranger pousse ses zélotes et autres déclinologues à solder une histoire plus que millénaire, l'ABG et le CBC 22 ont décidé de donner l'impulsion décisive par laquelle le pays du Roi Soleil, des droits de l'homme et du grand Charles doit trouver la force de se régénérer et de redevenir ce qu'il fut toujours destiné à être : le phare du monde.

"Comptez-vous..."

Oh bien sûr, nous entendons d'ici s'esclaffer la planète internet (et ça fait du monde). Et c'est vrai qu'au moment de se compter, l'ABG et le CBC 22 se retrouvent comme deux ronds de flanc. Un, deux... Deux pauvres fous. Deux hommes marqués par les épreuves de ces derniers mois. Deux hommes qui il faut bien le dire ont bien failli eux aussi être emportés par la vague d'abattement dont il faudra bien trouver un jour les promoteurs pour les châtier. Deux hommes qui ont trouvé les ressources alors que l'hiver n'en finissait pas, pour arrêter de se plaindre, pour arrêter d'avoir peur. C'est donc au cours d'une de ces discussions empreintes de compassion mutuelle, que l'idée a germé. Et si on réactivait le centre d'antrénement commissarial en altitude ?!

Retour aux sources

En voilà un beau projet : retourner dans le C. A. C. A., l'un des lieux où se forgea notre identité. L'un des lieux où ensemble et chacun à notre façon, nous avons grandi. De la révision estivale et stressante de l'année 1992, à la mémorable campagne pour (ou contre) le traité de Maastricht, en passant par le douloureux France-Paraguay de 1998. Un camp de base où l'IdB comprit un jour que nous n'étions pas une communauté hippie ouverte aux quatre vents, mais une véritable phalange invincible comme le prouvèrent  la conquète des plus hauts  sommets de l'Europe.
Après avoir défini une date pour l'opération et après avoir excusé les absences des IdB (certificat médical), CBC 49 (opposé au principe des jours de congé suppémentaires) et PCTR (Inadaptation à l'effort physique), les deux derniers volontaires s'ébranlent en véhicule réglementaire de type Peugeot, par souci de discrétion, mais aussi parce que le CBC n'a pas souhaité faire profiter le commissariat de son véhicule suédois pourtant plus adapté au climat prévu et au chargement de l'imposant matériel nécessaire au séjour dans le lieu d'accueil. Fort heureusement, l'ABG a de la ressource, et il troquera, lors d'une étape gastronomique, la Peugeot contre une Audi plus à même de permettre aux deux factionnaires de se fondre dans l'environnement local.

Y a du boulot

Une fois l'installation effectuée et les rations de combat récupérées, le stage peut débuter. Et c'est heureux, car il faut bien l'admettre, les deux héros sont loins d'être à leur niveau physique d'antant. Notamment le CBC. En briochin bon teint, ceui-ci arbore une brioche fort disgracieuse. Il faut faire quelque chose, et malgré une météo peu favorab', décision est prise d'entammer le stage de remise ne forme par l'ascension du Mont-Blanc, estimé par des moyens satellitaires à 4810 m d'altitude et ci-devant toit de l'Europe. L'assaut est couronné de succès en moins de 48 H. En voici un résumé iconographique, de la sortie du refuge à la satisfaction de la victoire en passant par l'encas dégusté et immortalisé au sommet.

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Vous avouerez qu'il y a de pires façons de commencer les opérations. Et en effet le reste sera du genre facile, malgré les plaintes continuelles du CBC du type : "La neige est molle... le beau temps n'est pas de la partie... y fait froid mais pas question que je porte le bois pour la cheminée... merde, y a plus rien à boire... tu ronfles mon adjudant...Je veux conduire..."

Pour se montrer conciliant, l'ABG le laisse le battre 39 fois sur 40 à Gran Turismo 4 (J'ai quand même ma fierté et un certain esprit de compétition), l'emmène au sauna où, avouons le sans détour, à une exception près, on ne croisera que des physiques de piscine municipale, très logiquement d'ailleurs puisque les cabines de sudation sont précisément situées dans ce lieu fellinien. Malgré un bilan plus que positif, Il y a fort à parier qque le CBC 22 fera une description cauchemardesque du séjour. Sachez, chers lecteurs à travers le monde que je tiens à votre disposition des images animées dans lesquelles il émet pourtant le souhait de revenir (mais cette fois, ce sera la Volvo ou zob). Des documents non divulgués ici pour des raisons techniques que je vous ferai parvenir sur simple demande. Faudrait encore que je le réinvite.

A vous, maintenant, de nous rejoindre et de dire non à la chienlit, au renoncement et à la débandade. Il ne tient qu'à vous, qu'à nous, tous ensemble de refuser la nuit de l'abîme pour tutoyer à nouveau la lumière éclatante des sommets.

Vive le commissariat! Vive la France !

L'ABG, affuté comme une lame de couteau, mais qui va finir son Beaufort...

Posté par adjudantbg à 23:50 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Le commissariat dit NON !... et fait des globules

    No pasaran, la chienlit

    Cher ABG,
    better later than never - mieux vaut tard que jamais, disait Jean Lefebvre, toujours au poil pour éviter les "nervousse breakdonne".
    Parcourant ta prose avec un entrain non déguisé, je te rejoins allègrement sur le front de la lutte contre la chienlit, le renoncement la débandade ... et l'avachisme, allez tiens j'en rajoute un.
    Ca me fait mal aux b... d'entendre partout que la France va mal, dort mal, mange mal, ne branle rien, déprime, bref - au bord du "nervousse breakdonne", la Gaule !
    Que nenni ! Grâce à nos deux fiers alpinistes, jamais en retard d'un exploit sportif, ni d'un tour de magie (disparition subite de la brioche du CBC)(et la tienne ? eût-il pu rétorquer), il est des François qui relèvent la tête, même lorsqu'ils prennent moults coups dessus (Toulouse-Leinster, Milan AC-Lyon, plâtres, déboires sentimentaux - mais ça c'est secondaire).
    Je ne me pardonnerai donc jamais d'avoir failli à cette grandiose odyssée sur les hautes cimes - et vous file rancard : du côté des Pyrénées en cette fin d'été. Tout en notant le légendaire enthousiasme débordant de l'ABG dès qu'il est surpris loin de ses bases.
    Pour conclure :
    Ayant savouré chaque mot de son allocution, je fais néanmoins remarquer au sus-dit adjudant qu'il ne devrait pas céder à la tentation du fashion vocabulaire. "Déclinologues", quelle espèce de villepinisme à la mord moi le noeud, qui ne mérite guère sa place dans nos colonnes - tout comme, voilà quelques plombes, diverses raffarinades genre "la positive attitude" et "la pente est forte" de piètre réminiscence.

    A vous lire, mes très chers
    L'IdB, en pleine bourre sur la patte gauche

    Posté par Inspecteurdb, 13 avr. 2006 à 12:26 | | Répondre
  • J'irai jusqu'au bout

    Villepinisme, villepinisme, villepinique ta mère oui!
    C'est vrai, j'ai voulu aller droit au but. Peut-être mon déclinologue a-t-il été mal compris. mais moi, je me bat pour la France, contre le déclin et ses zélotes. J'entends les factionnaires qui protestent, mais j'écoute ceux qui approuvent par leur silence. Mal branlés ou pas, les déclinologues s'appliqueront...

    L'ABG, flamboyant, criant comme la gargouille

    PS : Je n'ai pas remarqué, moi, que la France attend qu'on la baise. Cela dit, moi, j'ai de la merde dans les yeux pour ça.

    Posté par adjudantbg, 13 avr. 2006 à 13:16 | | Répondre
  • J'entends

    les adjudants qui s'insurgent contre l'anomie ambiante - et j'entends aussi les adjudants qui flambloient, crient comme la gargouille.
    A ceux-là, je dis : vas-y ABG, mets-y leur dans l'oeil !

    Posté par Inspecteurdb, 13 avr. 2006 à 13:34 | | Répondre
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